Blue Flower

Nous avons perdu une de nos joueuses de bridge :

                                                                Geneviève Ducastel. 

Elle s'est éteinte à 83 ans. C'est avec tristesse que nous l'avons appris. Geneviève était si énergique, si dynamique, si vive! Sa largeur d'esprit lui permettait de s'adapter facilement. Nous l'avons côtoyée au club ABC et dans les voyages organisés par la Maison du Bridge pour tous. Elle aimait le bridge mais également les randonnées, qu'elle pratiquait joyeusement avec le groupe des "marcheurs".

                                  

 Nous nous souviendrons longtemps encore de on sourire lumineux, de son œil malicieux, de son intelligence et de sa distinction naturelle.

                     

 

Ses obsèques se sont déroulées mardi 29 septembre à 14h30, en l'église Sainte Bernadette à Montpellier. Malheureusement, en ces temps de protection sanitaire extrême, certains d'entre nous craignaient de s'y rendre. Ainsi, sa fille Clémence a fait diffuser la cérémonie grâce à un lien, sur internet. C'était tellement prévenant de sa part! Nous l'en remercions chaleureusement! Qu'elle et sa famille reçoivent ici nos plus sincères condoléances attristées.

Aujourd'hui je pose la question : quel est ce temps où nous disons adieu à une amie par internet? Quelle est cette modernité extrême qui nous a fait réciter le "Notre Père" face à nos écrans?

Je connais certains américains qui se lèvent dans leur salon lorsque retentit leur hymne à la télévision... Moi, j'ai bien récité le "Notre Père" avec tout le monde, mais dans ma tête et assise devant mon ordinateur. Et je ne me suis pas signée comme je l'aurais fait à l'église... Pourquoi? Timidité? crainte du fameux "a quoi bon?" Je ne saurais le dire...

Bien sûr nous avions déjà vu à la télévision des messes ou des célébrations religieuses, mais étions-nous vraiment touchés? Cette fois-ci, l'émotion ressentie était partagée via les ondes...

J'ai, pour ma part, malgré le fait d'avoir dit "Adieu Geneviève" par la pensée, un léger goût d'inachevé. Pourtant, je suis sûre que Geneviève, intelligente comme elle était, aurait accepté cette forme d'obsèques, on peut le dire, avant-gardiste.

Adieu Geneviève tu nous manqueras.